Introduction.

Bonsoir, mes amis, car c’est surtout le soir et la nuit que j’écris et crie mes maux.

Vous rappelez-vous de vos années passées?

 

Pour moi, il y avait ceux d'avant 2000 et ceux d'après.

 

 J'ai voulu, tout en étant moi, croire qu'en changeant de premier prénom, plus doux, je pouvais changer la course de ma vie afin que les gens soient plus doux avec eux-mêmes et aussi par ricochet avec moi.

 

Charles fut authentique depuis 2000  il s'est oublié quelque temps afin de permettre les émergences, mais il croyait qu'en changeant de prénom, tout serait mieux et meilleur.

 

 Ce fut des années dans ma vie unique, car je pouvais un peu mentir sans faire trop de dommage. Je voulais juste par un prénom doux et non germanique attiré la douceur des gens.

 

 J'aimerais maintenant laisser Conrad se laisser croire que tout est encore possible dans la vie sans mensonge et demi vérité.

 

 Conrad fut une grande petite personne seule avec lui-même et toujours en création. Que ce soit en éducation ou en littérature et surtout en création d'atmosphère et de bien-être favorisant la détente, la relaxation et la communication.

 

Il ne faut jamais renoncer à sa vie passée, elle fera toujours partie de nous pour faire jouir ou embrumer la vie des autres.

 

 Conrad en a beaucoup appris sur la vie, les viols de l'enfance, les recherches de l'impossible, le pouvoir du mensonge afin de survire, les séparations, les reconstructions la recherche insoupçonnée de la reconnaissance des autres afin de se voir dans son miroir avec les yeux des autres comme une beauté, une célébrité et une reconnaissance.

 

Conrad a appris que la seule beauté de son être est en soi et non dans les yeux des autres.

 

Voici donc des lettres écrites à des amis.

Toutes mes lettres sont écrites à des amis masculins, car les hommes ne se racontent que trop  peu et disent peu ouvertement en parole et sans mensonge ce qu'ils vivent intérieurement avec une double souffrance, soit celle de souffrir intérieurement et de faire souffrir ceux qui les aiment. Alors j'espère que par mon influence ils oseront écrire pour dire ce qu'ils ressentent et vivent par le médium de l'écriture une ouverture vers une commune action vers le respect et le bien-être. Des lettres seront toujours un médium de communication avec un seul lecteur.

 

 Bonne lecture.

 

Charles Conrad

Bonsoir Alexandre.

Bonsoir mon ami!

 

Cela fait longtemps que je ne t’ai pas écrit, car je n’ose pas te demander comment tu vas.  J’ai souvent peur de te raconter mes douleurs, je sais que je ne suis pas un ricaneur.  Un soir prochain, je te parlerai de mes réussites et de mes moments heureux.

 

Ce soir ou plutôt cette nuit, car je n’arrive pas à dormir. Je jongle avec des boules dans : ma tête, mon corps et mon cœur. Je n’arrive pas à faire des abats avec les béquilles de mon passé.

 

Pourquoi mon passé, mes amis et mes amours d’hier viennent-ils en cette nuit, mordre mes instants de bien-être présent? Pourquoi ces fantômes viennent-ils hanter mes nuits et ma vie?

 

Suis-je coupable de mes choix de vivre à l’écoute de moi et un peu moins de la vie des autres? Pourtant la vie des autres et leurs histoires m'ont toujours préoccupée.

Par mon écoute, j'ai grandi et appris.

 

La seule vraie et authentique religion et de foi est celle de croire en soi et non de croire en ceux qui se disent en possession de la vérité par révélation afin de contrôler ses peurs et ses appréhensions de la souffrance et de la mort.

 

Tu es dieu, tu es vie, tu es mortel, tu es ce que tu es, tu peux tout avec tes talents, tes espoirs et tes désires.

 

Prends soin de toi mon ami et va te réchauffer près d’un volcan et d’un tsunami de chaleur et d'amour gratuit.

 

C’est ce que je vais faire près de mon homme dans le lit qu’il a su réchauffer par son corps, son âme et son cœur.

 

Prends bien soin de toi, comme je le dis souvent tu seras toujours  le meilleur préposé à ton propre bénéfice. Soit un bénéficiaire de ton présent et toujours au présent.

 

Respecte-toi, car moi je ne me suis pas toujours respecté.

 

Écris moi j’ai besoin de t’entendre avec tes mots écris et non entendre tes cris en larmes

 

Charles Conrad

Salut Jean-Paul.

Bon matin mon ami.

 

Comme je te connais, tu dois lire mes lettres le soir ou la nuit. Il n’y a pas de temps pour lire, il y a juste du temps pour dormir afin d’oublier ou se rappeler.

Alors voici ce que je voulais te dire dans ma dernière lettre. Il arrive très souvent  qu’on retienne quelques instants des maux afin de se libérer avec des mots.

Toute ma vie j’ai tenté de m’occuper de moi et de mon petit enfant intérieur, mais comme un enfant et un bébé il n’est jamais satisfait, il veut, il désire, il rêve, il tète et parfois il dévore ta vie.

Il n’est jamais satisfait. Il veut et désire toujours, comme un enfant, soit avoir le plus.

Le plus pour toi c’est quoi?

 J’ai connu beaucoup de femmes, ma première fut  ma mère. Cette femme a su canaliser ses énergies et ses désirs afin, non de survivre, mais bien d’éblouir et de démontrer que tout est possible, même si on est une femme. Elle a su communiquer le rêve non par ses dires, mais bien par son modèle d’être authentique. À son époque on ne pouvait parler que par ce qu’on faisait.  Cette femme m’a fait découvrir ce qu’est l’authenticité. Soit non dire vrai, mais poser des gestes vrais.

Ma 2e femme avait la détermination d’être et de vouloir devenir.  Elle fut aussi une délinquante comme une première agronome au Québec. Elle fut brisée par mon départ, car j’étais son homme de vie. Le seul regret c'est qu'elle n'a pu mettre son énergie afin de refaire sa vie et de croire au possible afin d'être heureuse et de partager son bonheur avec nos enfants et son entourage.

J’ouvre une parenthèse, si tu savais mon ami comme j’aurais aimé vivre une vie en paix sans faire souffrir les autres. Je serais alors devenu une souffrance pour eux si j’avais renoncé à moi et à mes rêves. C'est ce que ma 2e femme  de vie a fait en renonçant au possible de ses rêves. J'en suis très attristé pour elle et nos enfants.

J’ai connu dans ma vie une femme de rêve, ma 3e, une déesse et une femme d’expérience comme on le chante.  J’ai connu avec elle et lui ait fait connaître une petite partie du monde, un manoir de 17 pièces avec 5 foyers. Des pays et des cultures qui nous ont permis de vivre des fiançailles et un mariage en amour et en grande complicité de folies.

 Elle m’a fait découvrir la puissance des mots. C'est le plus beau cadeau qu'elle m'a offert.

La quatrième femme de ma vie  fut ma  fille qui m’a permis de découvrir ce qu’est la survie en me créant trois super petits enfants que je n'aurais jamais pu imaginer découvrir ce qu’ils représenteraient pour moi.

Soit la continuité de la vie.

Je fus, il est vrai, entouré surtout de femmes, car elles savent se raconter et surtout crier quand elles ont mal même en créant la vie. Cela même en parfois en silence par des cris intérieurs. Un gros merci aux femmes que j'ai connues elles m'ont permis de faire grandir l'enfant en moi.

 Tu vois mon ami, j’ai beaucoup eu dans mon passé et je pense que j’ai encore à te raconter. Je suis un grand croyant en la vie et je crois toujours que tout est possible.

Je fus proprio d’une auberge après mon divorce avec ma 3e femme de vie. Une auberge de chambres et de suites avec 4 foyers. J'ai créé cette auberge afin de partir à la recherche de l'homme de ma vie. Comme tu le devines, je fus ce que certains et certaines dirent; viré.  J'ai dû reconstruire une nouvelle vie. Ce ne fut pas toujours évident. Mon auberge ne fut ouverte que pour les hommes afin de découvrir cette nouvelle vie et ce nouvel environnement. J'étais en quelque sorte un immigrant dans une nouvelle nation.

J’ai aussi connu une certaine célébrité avec mes 75 publications comme auteur. 

Je recherche encore à être reconnu dans mes nouvelles publications sur l'importance du respect.

J’ai vécu sans l’avoir gagné à la 6-49 une croisière autour du monde sur le chic Symphonie cristal. Une petite expérience de ce qu’est d’être millionnaire.

J'ai eu également le plaisir d'être un superviseur pour un projet de l' USAID américain afin de permettre à des Béninois en Afrique de l'Ouest de les aider à créer leurs propres manuels scolaires en mathématique. Ce fut une aventure inoubliable et je fus ensorcelé par l'Afrique après 12 séjours d'un mois chacun. J'en aurais long à te raconter.

J'ai aussi eu le plaisir de superviser des finissants en éducation et de me permettre de renouer avec la jeunesse afin de me permettre de rester en vie et de partager ce que j'ai appris.

Tu vois mon ami j’ai beaucoup eu, et je pense encore à tout quitter pour avoir encore plus

J’arrive difficilement à garder, à conserver et à me satisfaire de tous ce que j’ai eu et ce que j’ai.

Suis-je malade? Suis-je fou de l’émergence en nouveauté?

Je ne sais pas, mon ami, je n’en sais plus rien.

Tu dois me trouver tout drôle de te parler ainsi; moi qui pendant tant de temps j’ai cru tout savoir de moi et des autres.

Je crois que je n’ai palpé qu’une infinie partie de la connaissance et du bien-être.

Cela me fait du bien, mon cher ami, de t’écrire ce soir. C’est comme si je me parlais, me racontais à moi-même afin de me libérer, de m’envoler et enfin, de m’apprécier.

Je sais que je devrais t’écrire plus souvent non pour t’informer de ce que je vis et ressens, mais bien pour me former, me permettre d’être de plus en plus maître de moi et de ma destinée, et surtout t'inciter à te raconter et de m'écrire.

J’aimerais t’écrire toute la nuit afin de te raconter toutes mes folles aventures des dernières années. Je le ferai, mais toujours aussi intensément. Je te fais tellement confiance, mon ami.  

Tu fais dorénavant partie de moi.

Je t’M

Bonsoir Philippe.

Bonsoir mon combattant ; tu as lu ma dernière lettre ? Où ? Quand ?

 

Je sais que ce n’est pas évident de lire un ami qui doute de sa propre mission !  Tu sais, ce sont mes propres doutes et surtout pas les tiens.  Une chance,  car je pense que je serais déjà mort. Tu le sais je suis tellement  naïf.

Tes désirs ne doivent jamais être au service de tes croyances, mais bien en service de ce que tu es.  Désir et croyance seront toujours associés dans des conflits.  En respectant ce que tu es, tu ne seras jamais en conflit avec qui que ce soit. Tu sais, les guerres, on ne les dirige que quand on les déclenche ; on ne peut que chercher à survivre avec sa décision et ainsi assumer de perdre ou de gagner.

Les guerres que tu ne comprends pas, ce sont des guerres où les croyances personnelles sont omniprésentes.  Les guerres de religion monothéistes surtout.

  Plusieurs guerres sont de l’ordre de la révélation de conseillers ou de prophètes donc des plus difficiles à comprendre même si elles véhiculent le même message de paix profonde. Les trois religions monothéistes  ont la même source soit Abraham ; elles seront toujours en conflit. Tu sais pourquoi ?

 Les musulmans, les juifs et les chrétiens ont  toujours prophétisé sur ce qui arrive après la mort.  C’est par la peur que les croyants aient peur de l’après-mort.  Ils ne savent plus se comporter au présent et en respect d’eux-mêmes.  La seule façon de se conduire réside alors dans le respect de ce qu’on leur dit de faire en renonçant à ce qu’ils aimeraient faire.

 

N’oublie jamais, mon ami qu’ici on t’espère et on t’attend chaque jour, chaque nuit et surtout chaque matin. Les matins deviennent de plus en plus difficiles à vivre sans toi.  Tu le sais c’est souvent le matin que l’on ressent la présence ou l’absence. 

Parfois je me questionne et tu dois bien savoir pourquoi. Tu en doutes ? Je ne le pense pas.

 Après les guerres de succession, les guerres d’Espagne, de 14-18, de 39-45, de Corée, du Vietnam, de l’Ouganda, du Darfour, de la Bosnie et je préfère mettre sous silence la Palestine et Israël, que fais-tu là entre ces gangs de ruelles de la boule terre ? De ces gangs de voix qui crie, qui s’opposent en se disant en sourdine les mêmes maux, ou rêves au non réalisés et toujours en désir. Je sens toujours une éternelle opposition et une perpétuelle oppression ? Que fais-tu là à te faire tirer, crier et insulter ? 

Tu te bats, combats et je sais que tu résistes entre tes besoins profonds d’être et les obligations ultimes que tu as acceptées.

Tu es là par choix parce que tu résistes sans acceptation de tes propres choix. Je sais que tu aimes l’humanité, même si c’est fou à écrire et à dire.

 Tu te sens important, unique et en devoir. Beaucoup d’hommes ressentent ici dans leur détresse de travail, leur peur du quotidien, leur appréhension de leur silence, soit la même chose que toi. Certains n’oseront jamais comme toi afin de réagir et d’agir et surtout sans subir.  Ils font leur devoir en silence et sans plaisir avoué, car je sais aussi que les grands plaisirs sont pour certains dans les grands devoirs et dans les grandes passions, en exécution.

 On accusera toujours ce qu’ils ne font pas, ne t’inquiète pas. J’aime ta façon de t’accomplir et d’être ce que tu es même si je ne suis pas totalement en accord parfois avec tes actions. Tu es là en silence et en contradictions quand c’est nécessaire afin de te taire pour ne pas attirer les balles des autres et les attentats vers toi.

 Je te comprends, parfois ici c’est la même chose, on n’ose pas parler trop fort de peur de réveiller le silence, l’illusion et le faux.

Je te souhaite un joyeux Noël, de joyeuses fêtes, un pieux Ramadan sans croyance autre que celle que tu crois, que tu espères et que surtout tu désires.

 Je sais que tu n’en es pas le chef, le roi, le président de cette gang à laquelle tu as décidé, sans choix véritable, d’en être un membre.  Tu as choisi, pour une raison que peut-être je ne partage pas. Tu as choisi d’obéir, d’écouter ceux qui te disent quoi et comment faire. C’est un choix que je respecte au plus haut point, car c’est celui que tu as accepté sans crier, en toute liberté, en offrant en service ta vie pour une cause auquel tu crois. 

 Je te respecte et t’admire pour cette capacité que tu as eue de choisir. Tout en sachant les risques et périls qui te guettent à chaque carrefour ou coin de rue.

 Il y a eu des centaines, des milliers et même des millions de guerres dans l’Histoire de ce monde que ce soit en Asie, en Europe, en Afrique, en Australie en Amérique, hier comme aujourd’hui.

 Il y a plein de communautés, de villages, de peuples, de gangs, de familles, de couples et enfin d’individus en conflit intérieur, extérieur et surtout avec leur entourage.

 Je n’aimerais pas que tu subisses et souffre, que tu reçoives un projectile par tes dires ou tes gestes isolés et inconscients soit par ignorance ou surtout par indifférence et suffisance, car supérieure en force.

Ce serait mon ami, une atroce douleur, une défiguration de mes images que j’ai dans mes rêves et de toi.

Je sais que tu te bats, que tu combats et je sais aussi que tu résistes, c’est ici la même chose.

Des hommes se débattent dans leur travail, leur quotidien et surtout dans leur silence. Ils n’osent pas se révolter, réagir pour se réconcilier.  Je sais que parfois pour certains, le plaisir de vivre réside dans les frissons de la résignation. Ils pensent qu’il n’y a rien de plus à faire, ils se disent qu’ils ont tout fait, alors ils acceptent de s’enrôler dans les obligations et les exécutions de routines apprirent pour ainsi se sécuriser.  Ils deviennent alors des militaires non enrôlés. Ils planifient, font des plans, des projets à réaliser.  Ils se disent qu’il faut occuper son territoire afin de fuir la réalité.  En créant des projets de guerre, ils se créent des obligations qui les amènent à ne pas voir leur réalité.  Ils deviennent alors des hommes voilés qui déambulent dans les ruelles étroites de leur propre vie.

J’ai très hâte de recevoir de nouveau de tes nouvelles, surtout pour te sentir encore près de ceux qui t’aiment.

Fais attention à toi et surveille ceux qui semblent te connaître et te guettent ; sois vigilant avec ceux qui ne te connaissent pas et t’en veulent d’être ce que tu représentes.  Ne te promène que sans voile sinon on risquerait de ne plus te voir et nous te recevoir en rire et en plaisir afin de voir ton sourire de vivre.

J’ai hâte de te relire.

 

Charles Conrad

Re-bonsoir Philippe.

Re-Bonsoir Philippe,

 

Tu seras de retour quand? J’ai hâte de prendre un bon verre de vin avec toi afin que tu me racontes.

 Moi? Bien je ne vais pas si pire, tu me connais un peu quand je suis en réflexion bien je  ne « feel » pas toujours correct.

Je hais ce temps d'incubation, ce temps d'attente, cette grossesse qui n'arrivent plus à me libérer de cet être qui me gruge à chaque instant, trouble mes nuits et déconcentre ce que j'aimerais faire et dire.

Faut-il inévitablement survivre pendant neuf mois pour enfin accoucher d'un instant de bonheur, et ainsi  réaliser une reconnaissance?

 Je hais ce temps, car il est l'équivalent des peines et des craintes qu'on vit et qui suivront celui de l'après ce moment de joie intense.

Je ne suis pas femme, mais régulièrement je redoute la création.

Les joies de la production me font oublier ce que jadis j'ai tant redouté soit une crainte de ne pas être en mesure de parfaire ce que j'aurais pu faire. Surtout vivre avec cette crainte qui m’envahit. 

Mon écriture naîtra toujours dans la douleur et les souffrances de l'appréhension et de l'abandon. Je me sens ce soir seul, probablement comme toi là-bas au loin et en surveillance constante de ne pas te faire sauter par une grenade, un missile ou simplement une balle égarée.

Je suis entouré de neige, de glaces et enveloppé de froid intense; pourtant j'écris des mots, des pensées et des émotions encore dix fois plus intenses que ceux qui tenteraient  de surgir dans la chaleur et le confort de certains bras, de certaines épaules et d’un corps enveloppant. J'aimerais remplir mes écrans entiers qui se succèderaient sans fin jusqu'à l'infini  afin de ne me conduire nulle part.  Je ne désire pas en pulsion sexuelle, mais bien une pulsion de confort affectif que je sens, ressens et vis quand tu es là. 

Ta femme, ma grande amie, m’a soufflé ces mots pour te dire comment elle a hâte de te sentir, de frissonner avec toi, pour elle et par elle. 

J'ai toujours irrémédiablement voulu et ardemment désiré une réaction, une  action qui me pousse et me propulse non pas à détruire, mais à construire.  

J’ai hâte que tu me racontes tes rêves, tes nuits, tes matins et surtout tes soirées seul, avec tes images.  Tu me raconteras en complicité ce que les autres peuvent en penser.  Tu sais, j’aimerais danser avec toi comme certaines communautés le font juste pour sentir le plaisir de rire et de partager avec toi un instant de « bonheur », de  réjouissances  et de  propulsion.  Juste te sentir bien quand tu me vois et, sans peur ni crainte des homos, mais juste se sentir entre hommes, à dire dans leur senti et leur ressenti leurs rêves de paix. 

Bonsoir, mon combattant, et surtout repose-toi un peu. Réalise une convalescence entre ce que tu crois et désires.  Respecte ce que tu es et surtout les gens où tu te trouves. 

Au plaisir de te lire prochainement mon ami.

Charles Conrad

Bonsoir Paul.

 

Bonsoir Paul !

Tu comprends, je suis fait à l’os.  Il est vrai qu’un fumeur et un gai, ce n’est pas pareil : un fumeur, ça a une dépendance et un gai, une pulsion. Alors un gai fumeur, c’est une pulsion dépendante.  Je sais que je te fais sourire, mais moi, j’en verse des larmes non de tristesse, mais de déception, non de regret, mais de peines amères.  Oh ! Je sais ce que tu me dirais avec un grand silence et en grande patience tu continuerais à faire tes mots croisés tout en m’écoutant en silence.

Ce soir, mes mots et mes maux se croisent, pour quoi ? 

 

Par cette question, j’invite tellement mes stagiaires à se poser des pourquoi dans leurs habitudes, des questionnements afin d’inviter leurs étudiants à justifier, expliciter et démontrer les motivations, les sources et les références à ce qu’ils expriment.

Je ne pourrais te dire, Paul ce soir pourquoi mes mots s’entremêlent avec mes maux de l’âme ? Probablement parce que je ne sais les écrire, les décrire ou les exprimer.  Je ne suis pas malheureux, mais probablement à la mauvaise heure d’un instant.  Je me sens parfois seul, pas un seul abandonné, mais un seul solidaire et indépendant.  J’aimerais juste quelquefois me sentir encore enveloppé de tendresse, de caresses et de passion en expression affective vraie et authentique.  Je te reviendrai sur ce besoin profond et encore cloué en moi. 

Je te laisse avec mes croisés en maux, change tes mots croisés pour comprendre les mots cachés.  Ce serait tellement plus réel.

Je sais que tu ne me réponds jamais à mes lettres. Cela m’attriste tellement, car tu as beaucoup à m’apprendre.

Ose te raconter et fait confiance.

D’un ami en devenir.

Bye xxx

 

Charles Conrad

Bonsoir Yvon.

Bonsoir, mon ami, et merci de m’écrire encore,

 

Si tu savais comment tu me fais plaisir; tu as déclenché en moi des souvenirs qui réveillent des temps, des moments et surtout des espoirs.

Je sens dans ta dernière lettre qu’il y avait quelques choses qui ne te plaisaient pas tellement. Il va falloir m’expliciter, car, un ami c’est pour la vie tandis qu’un amant ou une amante, c’est pour quelques instants de bonheur à prendre et à savourer.

 Tu n’as pas à te tourmenter, même si tu crois avoir raison de l’être, car tes raisons seront toujours les seules vraies jusqu’au moment où tu les confrontes par une discussion en complicité. C’est ce que je te propose.

Tu sais, il m’arrive parfois moi aussi de croire que… de me croire, comme si je me sentais unique, comme si je désirais parfois une étoile qu’on supplie de demeurer présente dans le ciel noir de certains cauchemars quotidiens et de certaines journées. Tu connais, toi aussi, ces journées où il aurait été parfois préférable de ne pas se réveiller le matin afin de dormir encore et s’envelopper avec nos oreillers, nos espoirs, nos rêves et nos égoïsmes renouvelés sans fin.

Je me sens moi aussi, à l’occasion, comme une âme tourmentée, où le malheur des uns fait souvent par contagion mes souffrances, mais en paradoxe aussi ma bonne heure d’oubli de moi, car souvent trop préoccupé par le mal-être des autres et pas assez pour mon propre bien-être.

 

Je n’ai pas encore fait de choix moi aussi. J’ai peur de choisir entre le bien-être de moi et le bien-être des autres. Eux ou moi, les autres ou un nous rassembleur. C’est difficile, car j’ai peur de perdre un peu de mes croyances en me centrant trop sur le bien-être des autres.

Tu sais je cherche tout comme toi, je cherche constamment et continuellement,  mais je ne trouve pas toujours le calme intérieur de la mer et surtout de mes océans profonds et les vagues de surface me conduisent trop souvent vers des naufrages.

Je sens dans ton message une délivrance, mais aussi j’entends des SOS comme si on venait de jeter une bouteille  à la mer, je ne sais pas encore lire tes maux, le fiel et le fil conducteur de cedernier message. Je n’arrive pas encore à décoder ce message  que tu largues. Raconte-moi, dis-moi et surtout fais-moi confiance.

Il m’arrive souvent d’avoir froid tout comme toi; même sous les tropiques, car je sens moi aussi à certaines occasions tellement de froideur autour de moi que le feu de mon cœur en désir de passion et de frissons ne réussit pas à me réchauffer, il m’arrive alors de japper, de crier et de rager. Et personne ne comprend plus rien quand je commence à déplorer et à crier trop fort.

En ce printemps tardif, mes rhododendrons n’ont pas encore fleuri, le temps est en retard. Ils cherchent encore la chaleur du renouveau.

Tu me dirais : bien de quoi parles-tu?

 

 C’est simple mon ami, le soleil et la lumière ne peuvent pas toujours réveiller au fil de nos saisons nos espoirs.  Nous sommes parfois des êtres non vivaces qui mourront par faute d’entretien et de prévention ou tout simplement par manque de chaleur, de lumière par inattention ou réaliser tout simplement que le cycle de cette vie se termine.

Parfois je sens que j’aimerais avoir la certitude de vivre la fin, le deuil et l’enfouissement de mon demi-siècle de vie afin d’en faire apparaître un nouveau avec ainsi pouvoir les confronter, les discuter et les débattre pour ainsi construire des valeurs, des croyances et des espoirs en opposés avec celles d’hier.

Merci, mon ami, de me répondre, car par tes expressions tu me permets d’être en action, en passion et encore en frisson. Ce que tu vis en ce moment m’a conduit à réfléchir sur ce que je vis moi-même. Je te réponds en parlant de moi, car je ne peux parler pour toi surtout pas te dire ce qui est bon, ce que tu devrais faire ou ne pas faire. Cette dynamique t’appartient.

Cela m’a fait beaucoup plaisir de te lire et égoïstement aussi de te répondre. Tu me fais grandir. Je te respecte.

J’ai hâte de te lire de nouveau et ainsi pouvoir te répondre pour enfin réaliser ma vie. Tu sais la communication c’est contagieux, raconte-toi et je me vais me raconter. Nous serons alors en commune action.

 

Mais surtout n’est pas peur de me dire ce qui se passe, j’ai juste senti un frisson d’amertume chez toi. Respecte-toi en t’exprimant afin de devenir libre et disponible à ce que la vie va t’offrir.

Un ami.

 

Charles Conrad.

Re-bonsoir Yvon

Re-Bonsoir mon Yvon, désolé de t’écrire en retard, j’aurais dû te répondre à l’instant où tu m’as écrit.

 

Maudit que je me trouve plate, parfois il m’arrive que je comprenne rien tout simplement parce que je ne voudrais pas te parler avec mon cœur et ainsi te recevoir avec mes peurs, mes déceptions et mes défis.

 

Je suis dans ces moments tout simplement incapables, par crainte de ne pas trouver les mots, j’avais besoin d’un moment de réflexion afin de réfléchir aussi sur ma vie. Tu me bouleverses. JE N’AURAIS JAMAIS OSÉ…  

Je suis heureux et content que tu sois encore là pour me dire. Je sens dans ta lettre les  peurs, les craintes et de les appréhensions que tu vies.

Tu sens en toi une pulsion, un quelque chose que tu refuses et en même temps que tu désires.  Tu expliques, tu raisonnes et tu tentes de justifier mais  tu ne te laisses pas aller et vibrer en harmonie afin de te réaliser pleinement en symphonie ou en concerto ce que tu aimerais vivre.  Je te comprends. Tu es en amours ?

 

Tu sais mon ami, l’amour, et j’ai tenté de l’expliquer à mon fils c’est comme une pulsion,  quand on tombe en amour, on tente de se raisonner afin de ne pas succomber puis on s’arrête un instant pour tenter de réfléchir puis après c’est plus fort que notre raison, plus fort que tout ce qui est des plus raisonnable ou acceptables. On succombe, c’est un besoin, un désir intérieur, un rêve de bien-être. Je préfère l’expression coup de foudre et alors on se re-questionne par ce coup direct au coeur.

 

 La vraie question se pose alors,  je vis cette pulsion et cette passion en harmonie ou je la fuis en colère, en déception et en amertume ? Si tu ne te réalise pas, tu prends le risque de chialer, de déplorer et de regretter toute ta vie en te disant que rien ne m’arrive, que je ne vis rien et enfin que je suis juste un bon-a-rien.

 

Comme je le dis souvent à mes bons amis comme toi, choisir c’est accepté de renoncer. En ne faisant aucun choix, on risque juste de ne vivre aucun moment en intensité présente mais toujours en désire oppressant.

 

Les pulsions ne sont pas de l’ordre de la raison, ni des obligations et ni de la religion, elles sont juste de l’ordre du sentie ou du cœur soit du domaine du physique, des sens, des besoins et de l’être.

 

Tu te sens en attirance vers un homme ? Penses-tu que ce soit une maladie physique (de corps)? Émotive (de cœur)? Ou cognitive (de tête)?

Tu as des jouissances qui te font bander au contact d’un homme?

 Des fantasmes qui te font rêver en regardant un homme même habillé?

 Des désires que tu aimerais réaliser si tu étais nu avec l’homme de ton choix avec ses désirs et ses  pulsions?

Tu as des besoins de te faire serrer par un homme ? Des idées de te sentir coller-coller par un homme pendant une nuit entière ? Tu aimerais embrasser langoureusement des lèvres enrobées de poils rasés ou non  pendant des minutes et vivre des moments inoubliables ? Tu aimerais caresser le corps d’un être semblable aux tiens tout en sentant son désir pour toi et aussi sentir sa ressemblance envers toi et pour toi tout en captant sa différence, ses contradictions et aussi sa détermination?

Tu aimerais discuter, échanger et confronter tes idées en raison et en émotion? Tu aimerais côtoyer une espèce et en communication de tête, de cœur et de corps?

Je peux t’affirmer mon ami, que tu peux vivre tout cela avec une  femme ou un homme. Ce que tu recherches c’est d’être bien avec une personne et respect de ce que tu es et en communication expressive.

Si c’est une maladie, une peste comme le certain le disent et qu’il faut la contrôler, l’enrayer, et l’éliminer ;  si c’est une malformation neurologique qu’il faut enfermer, contrôler et enchaîner, ou enfin soit que c’est comme beaucoup le pense uniquement une question de plaisir, de jouissance et de bien-être ; alors faut te faire soigner, pour chacun de ces trois raisons tu as choisis .Car  tu le sais très bien qu’aucune assurance aussi lucrative dans ses intentions ne voudra te rembourser. Tu sais le pourquoi. C’est que tout est faux et non fonder et donc non assurable dans ta propre vie actuel.

Parce que si tu es gay tu aimerais avoir une assurance au bonheur ? Une assurance contre la mort ?, Une assurance à la différence ? Mais tu ne sais même pas t’assurer toi moi-même POUR Toi-même  Tu avertis si tu es positif ?

Es-tu un excessif ou un répulsif? Et si tu savais comme j’adore les positifs surtout quand ils disent vrai.

Une relation homme-homme c’est identique à une relation homme femme.  Une vraie relation se vit uniquement que dans l’expression d’une complicité de tête, de cœur et de corps.  Et peu importe ce qu’il y a entre les jambes ou les cuisses.

Si le corps devient plus important que l’ensemble du cœur et de la tête, c’est qu’il y a une déformation éducationnelle par formation éducative et la morale religieuse en est la principale cause, car elle a nié la composante physique en harmonie avec le bien-être.  C’est une réaction en manque de satisfaction affective et cognitive exprimé pas les sens

 Si la tête est plus importante que le cœur et le corps, c’est alors une juste réaction face aux peurs et aux craintes reliées à l’éducation reçue, mais surtout une acceptation d’une révolte en lien avec ses besoins d’affection et ses désirs pulsionnels refusés et refoulés.

Si le cœur est plus important que la tête et le corps, c’est aussi une question d’éducation, l’abandon de soie devient une vocation et on est alors une victime de son propre martyre, on est en attente d’une béatification ou d’une canonisation.

Écrire sur le monde gai, les homos et ceux qui aiment comme le disent certain, sur les plaisirs au masculin n’est pas évident.

 C’est comme vouloir écrire un seul mot/maux sur la communauté juive, la communauté noire, la communauté musulmane ; on ne peut rien écrire, dire et exprimer sur tout ce qui est minoritaire, qu’elle soit visible  ou non. Si on le fait, c’est tenter d’écrire sur un sujet qui ne peut qu’être écrit que sous les ordres de la raison ou de la religion.

On sera toujours accusé de contradiction si on écrit en fonction de nos pulsions en raison de nos affections et infections, mais surtout en fonction de la morale collective reconnue et tellement méconnue, car éduquer, marteler et insuffler par l’extérieur et surtout par les révélations de trois personnages de notre histoire collective et maintenant universelle, car tel en était leur désir profond au début, soit la conquête, l’hégémonie et le pouvoir de la vérité.

Pouvons-nous pouvoir enfin mon cher ami et ouf je libère, sentir notre propre révélation intérieure en lien avec nos besoins et désirs profonds tout en  étant en harmonie avec nous même afin de ne plus avoir besoin d’illuminés et révélés par des lumières et des parades, dont on ne connaît pas la source la visualisée et de l’intensité de tes nos réels besoins. 

Il faut juste que tu apprennes à te respecter mon ami, et tu verras tu viendras en respect avec les autres et surtout en respect avec tes désire

Je pense que je vais m’arrêter ce soir, c’est un thème tellement délicat

Dis-moi ce que tu en penses.

Je te reviens en réponse, mais surtout en reflet d’un vécu. Je ne te lâcherais jamais.

 

Merci Yvon.

 

Charles Conrad

Bonsoir Jacques.

Bonsoir mon ami !

Que fais-tu  en ce moment ? 

 

J’espère que tu prends un bon verre de vin,  de scotch ou un bon petit cognac.  Ouf ! Après ce que tu viens de me raconter, ce n’est pas évident.

 

 En effet, ce que tu vis en ce moment, je comprends ce que tu ressens.

 

Laisse-toi aller ; ne t’accroche pas trop à tes rêves ; accroche-toi à ta vie, à ton présent et à ce que tu sens, ressens intensément. Relaxe ! 

 

Je sens qu’on ne veut plus de toi : que ce que tu fais avec cœur et passion ne correspond plus aux attentes des autres. Tu te sens perdu, tu ne connais plus la route, ton GPS ne te conduit plus à ta destinée.

 

Tu sais pourquoi ? Je sais que tu le sais. Ta boussole a perdu le nord, car tu ne sais plus où tu en es rendu sur le chemin de ta vie.

Il faut que tu réalises que tu es tout simplement rendu à un carrefour et ça te fait peur. Je le sais, le palpe et le ressens. Toi seul, tu connais la direction à prendre. Choisir (je te l’ai tellement répété), c’est accepter de renoncer en optant pour un non-choix par peur. Tu risques alors de te perdre et de tout perdre.

 

Tu aimerais quoi ? Ne me réponds pas en fonction de ce que les autres peuvent faire pour toi, mais bien en fonction de ce que tu peux faire avec toi.

Tu peux renoncer à toi afin de te grandir.  Que peux-tu mettre de côté un temps, un certain temps de ce que tu aimes de toi ?  Qu’est-ce que tu pourrais, pour un moment, oublier de ce que tu es en termes d’être à parfaire. Si tu ne fais pas de choix, tu prends le risque de tout perdre et surtout, de te perdre dans les carrefours de ta vie.

 

Je suis épuisé en t’écrivant, car en te lisant je sens parfois en moi une fatigue, non de toi, mais bien de moi. 

Il faut combattre ces pulsions. Il faut que tu sois déterminé ; il est indispensable de pouvoir exprimer ce que tu es. 

Au plaisir, mon cher ami, de te relire à nouveau.

 

P.S. Je sais que ce que tu vis n’est pas évident ; tu n’es pas seul, je vais conspirer avec toi.

 

Charles Conrad

Bonjour André

 

Bonjour mon ami !

Excuse-moi, tu dois être sûrement le soir quand tu me liras.

 

Tu sais, tu es mon ami, le plus conciliant, le plus réceptif et le plus doux, tendre et compréhensif que j’ai connu. Je comprends tes déversements, tes expulsions et surtout ton désir d’être, toi, en désir d’être, envelopper, « en langer » et désirer.

 

Tu donnes toujours tout, tu achètes et tu cherches trop.  Tu ne te respectes pas.  Excuse-moi, je suis brusque.  Probablement en colère avec moi.  Je te reviendrai sur le sujet, car en « garrochant » ma colère, je l’a sens m’envahir. 

 

Pourquoi ? Pourquoi des hommes avec leur force exprimée, car éduqués et bercés par des êtres qui ne sont que protection, affection et renonciation.  Pourquoi ces hommes ne deviennent à l’écoute de leurs pulsions en exprimant leur colère, leur amertume et en espoir de tendresse.  Certains hommes n’ont plus le choix que de libérer cette pulsion, cette passion et sortir de cette prison qui les enferme dans leurs émotions.

 

Si les hommes étaient sans voile, l’humanité serait en danger et probablement à sa perte.  Chaque homme est fatigué, épuisé et surtout désillusionné.  Les hommes cherchent où, quand et surtout comment se poser, se déposer et ainsi être transposés dans la réalisation de leurs espoirs. 

 

Les hommes et l’espoir ne font qu’un !  Ils ne savent pas comment l’harmonie se conjugue avec des bémols pour en faire des duos, des concertos et non juste des solos. 

 

Il faut mon ami que tu réalises que le plus grand bien que tu puisses faire à l’humanité c’est d’abord de te respecter.  En te respectant dans tes choix, tes désirs et tes rêves, tu vas enfin être en capacité de respecter les choix, les désirs et surtout les rêves, parfois non avoués comme un prisonnier, mais on va les sentir.

 

Je sens ta colère et tes désirs. Tu sais, les attitudes, les rancunes et les amertumes sont contagieuses. Elles s’attrapent par le contact, ne serait-ce que d’une heure.

 

C’est comme pour la grippe aviaire, porcine ou espagnole, par juste un contact avec un contaminé.  Oh ! Il ne le sait pas toujours qu’il est contagieux ! Il n’en est pas encore conscient ; en plus il n’ira pas consulter un ami, un psy ou un psychiatre.  Il ne se sent pas encore malade, mais il est aussi autant contagieux.

 

J’ai assisté aujourd’hui à une rencontre bilan de fin de projet.  Si tu savais comme les gens sont centrés dans leurs expressions sur les détails, leurs désirs de faire avec plus d’aisance et surtout leur insatisfaction des performances des autres. 

 

Je suis fier de moi aujourd’hui : j’ai été positif en étant le seul à exprimer ma grande satisfaction.  Je n’ai pas été embarqué dans la galère des prisonniers exprimant, implorant et exigeant des allègements de leur tâche.  J’ai écouté,  ressenti et surtout  compris que la problématique n’était pas dans les moyens, mais bien dans ce qui est essentiel dans la réussite d’un projet et des objectifs que l’on poursuit aussi bien dans sa propre vie que dans ceux de l’entreprise.  Le processus est le même. Il arrive trop souvent qu’après un certain temps, sur le trajet dans la réalisation d’un projet d’affaires, de vie ou personnel, on ne sache plus en percevoir les buts, les finalités et les objectifs ultimes. 

 

C’est un peu comme lorsqu’on rencontre un être, qu’on est engagé sur un nouveau projet ou qu’après réflexion personnelle on se rencontre qu’on a perdu la finalité en cours de route. C’est pourquoi plusieurs tournent en rond comme perdu en forêt.  C’est souvent après avoir repassé dix fois à la même place qu’on réalise qu’on tourne en rond et qu’on reprend toujours le même chemin en s’accusant ou en accusant les autres. Si on a la chance d’être deux qui sont perdus, on risque de retrouver le bon chemin.  Par contre, imagine les débats en forêt si on était trois, quatre, cinq à tourner en rond.  Les batailles, les conflits et les guerres saintes sont alors en terre d’émergence et non d’exubérance libératrice. 

 

Pourquoi mon ami tu penses que je te raconte cela? Je pense qu’égoïstement j’ai voulu juste me libérer et me réconforter dans les choix que j’ai faits aujourd’hui.  Rappelle-toi toujours, et je sais que je radote : choisir c’est accepter de renoncer. N’oublie jamais de revenir à ce que tu as aimé au début d’une relation passionnelle, d’un projet professionnel ou d’un rêve personnel.  Ne t’acharne jamais sur les écueils, les bifurcations et les intempéries des autres.  Garde toujours et conserve le cap.  Tu es seul à avoir la maîtrise de ton gouvernail.  Repose-toi bien et laisse-toi aller ans le mouvement de tes sentis, de ton âme intérieure et surtout par tes rêves qui n’en sont pas, car juste un cri que tu as peur d’exprimer. 

 

Profite des couchers et des levers du soleil afin de réaliser la plupart du temps un rêve que les autres perçoivent après que tu l’as réalisé.  Le rêve n’est pas une loterie, mais une réalité vécue pleinement, intensément et complètement. 

 

Respecte tes rêves, tes désirs et surtout respecte-toi dans chacun de tes présents afin d’en faire un album de souvenirs à retenir, à capter et surtout à se rappeler et partager.

Charles Conrad

 

 

Salut François.

 

 

Salut François! Comment vas-tu?

 

Toujours dans les amours de l’évasion de tes voiles sur ton bateau?

J’aimerais bien y être, nu au soleil, en convalescence d’un instant et surtout savourer intensément ce présent soit celui que tu sens en bien-être avec ton âme. Capter son bonheur, palper son plaisir et surtout se sentir heureux.

Tu es important pour moi et je sais que tu ressens ce que je viens de dire

 

J’ai vécu des moments qui me sont aussi devenu inoubliable, car l’important c’est le présent à prendre quand il passe, à profiter de chaque moment intense et surtout savourer l’actuel. Ce n’est pas en nostalgie que je te l’exprime, juste en douce complicité. Car je t’apprécie.

 

Profiter des couchers et des levers du soleil sur la mer, c’est divin, inoubliable et exaltant. Avec un verre de vin à la main, ça nous amène loin, très loin, même vers des rêves, des infinis et des pays sans port en espérant toujours trouver le calme en soi et surtout un havre pour jeter son ancre. 

 

Je me rappelle avoir visualisé les tracés de la coque d’un bateau qui fend la mer comme des vitraux réalisés par la proue qui fonce, défonce et transperce la mer. Ce seront à jamais des images gravées en moi comme certains tableaux qu’on expose au Louvre. Un mélange de couleurs intenses entre les profondeurs du questionnent et la lumière de la réponse.

 

Ça fait longtemps que tu m’invites, afin de vivre un moment de calme, d’évasion et de propulsion avec toi et la personne que tu chéris.

Je sais, je suis un ami tout juste des débuts et l’on ne se connaît pas trop encore. Au fil de nos conversations, on a su se dire vrai tout en s’amusant avec des mots et en jouant avec nos maux pour les mettre par-dessus bord.

 

Tu sais j’ai senti en toi du vrai, du beau et surtout du bien-être, c’est pourquoi j’aimerais être en contagion par tes sentis, tes expressions,  tes dires et surtout connaître tes frissons.

 

J’ai hâte de te lire afin de pouvoir aussi te répondre et ainsi être en commune action avec moi.

 Plaisir

 

Charles Conrad

Re-bonjour François.

Salut François, mon capitaine de voile? Mon pirate des Caraïbes?

 

 Avec tout ce que tu viens de me dire avec des mots écrits, je me sens sans mot et tout en maux avec toi, je sens un naufrage par inadvertance.  Ce n’est pas de ta faute, tu n’y es pour rien, tu y es juste en souffrance et par non-choix,.

 

Heureusement, tu es encore là, et que tu aies pu me répondre, t’es un miraculé, et je sais que tu le sais. On oublie si facilement de dire ce qui nous arrive de peur de déranger. Mais je te sens comme sur une île désertée, incapable d’aller vers un autre port.

 

Merci de me le dire en m’écrivant afin de déranger ma vie.

J’en ai même oublié de te saluer et de pouvoir et surtout te dire comment je suis heureux que tu me racontes.

 

Avec ce que tu viens de me confier sur ce que tu as vécu récemment et souffres intensément dans ton corps, ton être et tes rêves, ça m’a rappelé une certaine luxation de mon épaule droite et je sais que ce n’est pas comparable avec ce que tu as vécu et vis encore. Mais c’est en même temps une dislocation, une brisure et une rupture avec son présent, son quotidien et surtout ses routines.

 

J’ai senti à ce moment-là; pour la première fois, ce qu’est une vraie douleur physique, émotive et cognitive, soit vivre des absences de tête, de cœur et de corps en désir d’espoir.

 

Quand pourrons-nous avoir un mouvement d’éco douleur?

Réaliser des économies de souffrance,  annoncer des prévisions en météo des douleurs que le quotidien pourrait éviter?

 

-Est-il possible de prendre le temps d’investir nos vécus dans un avenir prometteur autrement qu’en souffrance?

 

La douleur mon cher et grand capitaine, c'est personnel et c’est vrai, tu le sais et la ressent, jamais deux personnes ne connaîtront la même douleur. La douleur sera toujours une solitude à vivre et surtout à canaliser.  Tu l’as senti très bien, je le sais.

 

La souffrance est toujours subjective. Elle a toujours l'effet d'une douleur. C’est ce qu’on n’apprécie pas, mais que les autres perçoivent en ne sachant quoi faire.

 

Je sais que tu comprends ce que je veux t’exprimer, mais je sais aussi que tu es conscient que ceux qui ne la vivent pas ou ne l’ont pas encore vécu auront toujours un doute

 

J’ai tenté de rechercher ce qu’est la douleur; autre qu’un cri physique afin d’exprimer un besoin, un désir d’aide et surtout un SOS autre que physique.

 En m’écrivant ta lettre, c’est ce que j’ai compris.  Tu m’as rappelé certaines recherches passées lors d’une douleur que j’ai vécue moi aussi non dans mon cœur, non dans ma tête, mais bien à l’endroit où le cri vient facilement, car il a touché un nerf sensible dans mon corps.

 

Alors fait comme j’ai fait jadis,  relaxe, assis toi, met une musique qui te plaît et lis ce que j’ai tenté de comprendre sur la douleur

 

La douleur est-elle uniquement une sensation

ou une expression d’une émotion?

 

Comme  l'exprime l'IASP (International Association for The Study of Pain )

 

La douleur n’est-elle pas à la fois une sensation et une émotion?

Soit une vibration entre le corps et l’âme ou le cœur?

 

 Depuis des mois, je tente démesurément d'éviter le déversement de mes peurs, car moi aussi j’ai peur de souffrir. Que ce soit physique, mental, ou affectif. Ma douleur physique ne m’a conduit qu’à réfléchir. Car je déteste souffrir, et je ne serai jamais un béatifié par les souffrances pour devenir un saint en martyres canonisé.

 

La souffrance physique, comme tu le sais si bien m’a permis juste d’anticiper une réelle douleur que j'aurais à perdre, à apprendre et surtout à comprendre.

 

J’ai eu peur un jour de me perdre lorsque je l’ai vécu, car à ce moment-là trop atroce pour être apprécié et enfin me propulser.

 

 Tu sais le départ d’un être cher est toujours plus difficile à replacer qu'une luxation d’une simple épaule qui pourrait facilement être réactivée même en cris et en souffrance.

 

L’absence d’un être sera toujours l'amputation d'une émotion unique au monde soit une douleur perpétuelle, car jamais récupérer. C’est comme regarder les images d’un album de souvenirs qu’on se devrait par la force de refermer et pouvoir se dire tout simplement; merci pour ces moments intenses de pseudo possession de mon être, qui fut à un certain moment en nous avec nous et pour nous. Il est plus important de savoir caresser, se remémorer et ne jamais oublier ces beaux moments que de chercher à les extirper, à les arracher tout en étant en nostalgique, en douleur et en souffrance.

 

Excuse-moi, je m’emporte.

 

Il est vrai qu’on n’est aucunement responsable des peurs, des craintes et des appréhensions des autres; c'est à nous de re-découvrir ce qui est beau en soi en ce qu’on a vécu et cru. Il ne faut jamais oublier ce qu’on sait et ce qu’on peut faire même en étant atrophié ou handicaper un instant ou pendant une éternité.

 

On se doit d'extirper ce qui nous empoisonne et qui scelle notre souffrance.

 

Je me rappelle avoir lu dans le titre « La douleur inutile » : « Qu’un malade n'est la propriété ni d'un médecin ni d'un service. »

 

Un ami ne sera jamais au service et ne sera jamais une propriété, mais il sera toujours là, présent à tout moment, à chaque instant ou pourra lui crier sa douleur jusqu’à sa mort même s’il ne sait plus écouter et surtout ne plus entendre nos cris, il sera toujours là en nous. Un ami c’est pour la vie, un amant c’est pour quelques instants et un chum pour un peu plus longtemps, tu le sais, c’est juste pour un temps de plus.

 

Rappelle-toi toujours : qu’une vie sans douleur est une vie potentiellement douloureuse. Car la douleur est une perception que l'âme aimerait mieux ne pas éprouver plutôt qu'éprouvée.

 

Comme le disait Gaulius : « La douleur est une sensation telle qu'on ne désire pas l'éprouvé de nouveau ». C’est criant de vérité. On aimerait ne plus revivre ces instants. On ne veut plus souffrir ces moments intenses et atroces.

 

Une chance que la mémoire a la faculté de l’oubli. Il te faut mon ami, résisté à la résignation. Ose, fonce, et soit en action, la vie est devant toi et toujours surtout en étant présente avec toi.

 

J’aimerais en douceur te citer Charles Richet qui disait que : « La mélancolie est une douleur morale extrême; on est prostré, immobilisé ».

 

J’ajouterais qu’on se sent parfois immobile comme si on ne peut bouger, on vit alors une luxation du cœur, et l’on ne sait plus comment s’ouvrir de nouveau afin d’être bien et surtout en bien-être avec soi et avec un autre.

 

On devient alors avec le silence de ce qu’on vit, l'expression de notre culpabilité.

 

En vivant parfois une détresse morale, on réalise que l'hypocondriaque est celui qui hurle sa douleur morale tout en ne laissant la parole à personne : on réalise alors sa souffrance totale.

 

 Il faudrait…ne jamais oublier que le meilleur traitement de la douleur est le traitement de sa cause… comme le disait le Dr Pierre Soum. 

 

J’aimerais te rappeler une phrase qui m’a marqué : A la guerre, on ne vit pas la peur, on n’en a pas la possibilité. C'est l'anxiété qui prévaut.

 

Quand tu n’es pas bien, que tu ne te sens pas heureux avec toi, qu’une autre personne, te mangue, comme si tu étais en chaise roulante et roulant dans la direction que tu ne veux pas ou la direction de celles que l’autre aimerait, MAIS QUE TU NE VUEX PAS simplement parce que tu te sens handicapé, c’est normal que tu vives du stress et surtout des peurs et de l’anxiété, tu ne sais plus où tu t’en vas.

 

Selon Freud, les solutions à l'anxiété sont alors au nombre de trois :

 

- l'action violente :

Soit la drogue au sens large et toute dépendance dans toutes ces formes : médicament,  internet, routine, habitudes, psy, travail et boisson,

- le jeu extérieur :

Le rire, le plaisir, l’image, la façade, le clown

- le jeu intérieur :

Le rêve et l'imaginaire

 

Ouf!  Je sens que ma douleur remonte, excuse-moi mon ami, on dirait que je t’ai oublié un instant.

Merci encore de me lire, tu es un être inoubliable et c’est plus important que de chercher à se rendre indispensable comme le disait si bien la femme de ma vie. Je ne sens pas chez toi comme chez moi d’obligations, sauf celle d’être en bien-être.

 

Résiste, respecte-toi fais toi confiance, ose.

 

Ton ami pour toujours.

 

Charles Conrad

 

Encore moi François.

 

Merci, mon ami, de continuer à m’écrire, je m’emporte avec ce que tu me racontes, tu me touches tellement.

 

Je pense que tu viens de réaliser le temps que tu as eu, que tu as et auras. En même temps le temps que j’ai, que j’ai eu et que j’aurai. C’est le seul temps présent qu’on a. Il faut en profiter mon ami il faut le partager.

Trouves-tu ta convalescence difficile? Je réalise que c’est idiot comme question.

Je sais que tes mouvements et surtout tes désirs de mouvements ne s’opèrent pas toujours aussi aisément. Même si tu en avais une opération. C’est comme quand on vit une rupture d’un membre d’un être ou d’un rêve.

 

On aurait aimé et surtout souhaité, désiré être rétablie en peu de temps sans avoir droit à aucun calmant de souffrance du cœur ou de l’âme. Il ne nous reste alors que les amis comme douceur et raccrochement.

 

Je ressens  dans ta lettre ce que tu vis pleinement, comme on dit un jour et une nuit à la fois,  je suis avec toi, pas comme complice et surtout pas comme un témoin qui va rédiger des rapports et tout raconter en exprimant ses appréciations ou appréhension, mais bien comme un conspirateur impliquer dans ce que tu sens, ressent et vie.

 

Voici une réplique que j’aime bien du  Dr Soum, il dit qu’il existe ‘’une multitude de moyens de vaincre la douleur physique, mais c'est souvent qu'une question d'adhésion à la douleur de l'autre. Ne plus seulement exprimer de la compréhension, mais bien de l'acceptation.’’

 J’ajouterais de la compassion et surtout de l’adhésion.

 

 Ce que tu vis t’appartient et je n’ai pas le choix que d’être avec toi.

Tu vis comme ambulancier un temps, ce que la douleur est comme universelle, sans sexe, sans couleur, sans culture, sans âge et sans langue et tu l’as vu vécu, mais aussi ressenti. Tu connais les Cries de la douleur et de la souffrance, maintenant tu les ressens, c’est encore plus intense et atroce.

 

"Aie" exprime toujours la même sensation, soit une attaque directe à notre personne, un coup de poing à notre être et ce à quoi nous possédons de plus ultime.

 

La douleur physique, c'est un cri d'alarme, c’est heureux qu’on puisse exprimer ce cri et surtout le faire entendre.  Mais comment exprimer un cri affectif, un cri moral et un cri existentiel? Un cri qui fait aussi mal, mais trop souvent en silence, car la plupart du temps en sourdine, avec aucune perturbation exprimée afin de ne pas trop déranger, dans son expression incompréhensible et difficilement palpable par ceux qui ne savent plus lire la douleur du cœur et de la tête.

 

On crie trop souvent en silence ses émotions et ses senties et surtout ses croyances.

Descartes disait : ‘’la douleur nous protège ’’  j’ajouterai que nos cries nous conduisent à la sauvegarde de nos vies, de nos âmes et de notre culture.

Si certaines M.T.S. étaient douloureuses, elles se transmettraient moins rapidement.

 

Les douleurs chroniques qui perdurent ne sont d'aucune utilité. On sait, on connaît et on a aucune raison de faire perdurer 5 minutes une douleur physique, morale ou affective de nos jours. Le faire est un indice d’incompétence, de non-compréhension et d’un manque flagrant de compassion.

 

La douleur exprime un état d'âme, mais on ne souffre pas dans le but de communiquer un état d'âme, on veut juste être soulagé d’une douleur, d’une souffrance ressentie et surtout exprimer un grand crie de désire de ne plus l’avoir.

 

J’ai réalisé que la douleur possède un langage différent d'un individu à l'autre. C’est une vraie tour de Babel. C'est ce qui explique la grande difficulté de l’entendre, de la comprendre et surtout d’y répondre.  Elle s’exprime trop souvent dans le silence, la rétention et l’exténuation.

 

La force et l'intensité d'une douleur seront toujours reliées à son propre vécu et surtout à sa propre solitude. L’antidote réside dans son extériorisation, son expulsassions et surtout son expression.

 

 L'anxiété et la dépression que vit une personne sont souvent les causes d'une souffrance intense et prolongée non exprimée ou expulsée.

 

Tu le sais c’est difficile de sentir la douleur de l'autre, on ne peut que la croire réelle si on peut en percevoir les rayons d’une simple expression.

 

La douleur, ça s’éduque, ça s’apprivoise et ça se soulage. C’est dans son soulagement que le possible revient.

 

 Lorsqu'une douleur survient, il faut percevoir les actions des autres et surtout sentir le silence ou l’inaction de ceux sans expressions parce que l'on sent alors à ce moment-là de la compassion, de la complicité et parfois de la conspiration. Tu le sais ce n’est pas comme un baume tangible qu’on place sur nos souffrances, on a besoin de contact, de chaleur et surtout d’un sourire complice.

 

Rappel toi mon ami qu’une douleur chronique engendre toujours des déchirements pour l'entourage, on devient alors parfois tyrannique, insupportable et surtout en recherche d’un  centre d'attrait, car on n’en a plus aucun pour-soi.

 

Qui peut aimer une douleur? Ou une personne en douleur? Qui peut aimer un être cher ou un simple inconnu en douleur?

Tu le sais mon ami, tu en as des vécus et surtout beaucoup vu. Trop de malades s'installent dans leur souffrance et s’enveloppent dans leurs désespoirs et leurs souffrances.  Ils s’en langent ainsi de mensonges.

 

Parfois il arrive pour certaines personnes afin d’être sans douleur, qu’elles soient inconscientes ou comme le dise certain innocente.

 

Profite de ce temps mon grand ami, non pour te questionner, mais bien pour vivre une innocence en dépendance afin de faire plaisir et surtout sourire à ceux qui t’aiment et veulent t’offrir ce dont possiblement tu n’osais pas avant leur demander.  Laisse-toi aller et accumule ces énergies déversées gratuitement tout simplement parce qu’on t’aime ou qu’on t’apprécie bien.

 

J’ai hâte d’avoir des nouvelles de ta convalescence. Tu m’as permis de ramener en moi la notion de la douleur et tu sais comme on l’oublie rapidement. Parfois trop rapidement. Les moments heureux qui surgissent nous conduisent souvent vers l’oubli d’un passé récent, n’est-ce pas merveilleux que de vivre.

 Bientôt tu viendras sonner à ma porte et j’anticipe ce plaisir.

Je t’embrasse

 

P.S. Le téléphone vient de me dire que tu es parti vers ce pays dont on n’arrive jamais sur cette terre. Je me souviendrai toujours de toi mon ami. Tu m’as permis de grandir.

 

 

Charles Conrad

Salut Fernand.

 

Allo Toi ! Ça fait des décennies que je n’ai pas eu de tes nouvelles.

 

OUF ! Je suis content de recevoir quelques mots de toi. Cela fait des lunes! Soit une éternité !

 

Tu le savais que je serais toujours là. Il se passe sûrement quelque chose avec tous ces silences que j’entends et que tu as exprimés dans ta lettre en parlant de tout et de rien.

 

Tu m’as déserté quelque temps, mais je ne te le reproche pas, même si je sens un peu de tristesse et surtout de déception dans tes dires.

 

Tu m’as tellement appris.

 

Tu le sais, je ne cultive pas tellement mes relations. Il faut parfois m’interpeller, me bousculer et surtout me faire réaliser que certaines personnes sont importantes dans ma vie, surtout quand elles me rappellent, m’appellent et m’écrivent. J’ai tellement interpelé, appelé et écrit ! Caressé, enveloppé et charmé. 

 

J’ai appris dans ma vie que les hommes n’osent pas, ils ont peur d’être en mauvaise image d’eux.  Ils gardent  le silence et s’envoilent afin d’espérer s’envoler ou de s’envelopper dans leur croyance.

 

Tu sais, je le fais souvent, aussi avec mes meilleurs amis, ma famille et mes propres enfants, mais quand ils me redisent bonjour, salut ou allo, ça me réjouit toujours. Je redeviens alors un présent et non un passé afin de ne pas devenir un demain en devenir d’un possible auquel je m’accrocherais en espoir, en désespoir et parfois en regret.

 

Je n’ai pas tout compris dans ta dernière lettre.

 Il faudra que tu m’en dises plus.

 

Problèmes d’argent? De travail? De réussite? Ta firme ne correspond plus à tes attentes, à tes rêves, ni à tes besoins.  Tu aimerais, mais tu ne peux pas ?

Tu le sais certain récoltent la richesse et on les envie. Certains récoltent la célébrité et puis on les jalouse. Être riche et célèbre : quel défi à relever !  Pas toujours évident, je te comprends.

 

Dans ta profession, les défis sont grands et souvent inconcevables par d’autres.  Comme je le disais à ma fille, si tu rêves, rêve grand! Avec les intempéries, tout foule et parfois refoule. Place toujours tes objectifs outre mesure, car souvent la mesure est déterminée par la moyenne et tu risques d’être plus en dessous qu’au-dessus de cette moyenne.

J’ai appris que dans la vie c’est plus simple et facile de rabaisser ceux qu’on voit plus grand afin sans effort de se grandir un peu plus. Il faut opter pour la démesure en te centrant sur toi.  Tu seras toujours sous la mesure des autres dans une unité comparative en fonction d’un étalon  préétabli. 

 

 Ton unité de mesure doit être ton unicité. Si je te disais que je fus un jour, jadis riche et célèbre, OH! Juste un moment, un si court instant. Me croirais-tu ? Mais je fus heureux de le vivre afin d’apprendre et surtout de prendre intensément chacun de ces présents comme un plaisir que la vie m’offre.

 

Par la suite, j’ai dû juste ne pas être assez riche et aussi célèbre afin de pouvoir bonifier ces moments en sachant m’entourer pour m’en faire des réserves.  Mes réserves sont dans mes souvenirs du beau et de l’actualisation de ce que je suis.

 

Ce n’est pas important pour moi ce qu’on aurait voulu que je sois, car j’ai pu savourer alors l’antichambre des richesses et de la célébrité d’un instant, d’un moment et surtout de ce présent comme un cadeau que la vie m’offrait.

 

Je n’aurais su quoi faire après, mais ça, c’est moi. Je ne sais pas recevoir. J’ai tendance à dire oui à ce que j’ai fait et non à ce qu’on aurait aimé qu’on me fasse.

 

Ce que j’aimerais te dire c’est que certaines personnes rêvent à l’ombre de ce qu’ils ont semé et redoutent la récolte, car leur semence émergente fut probablement déposée à un endroit qu’ils accuseront plus tard d’avoir été l’endroit où il ne faisait pas soleil, soit dans un sol inculte ou dans un mauvais environnement. Pourtant c’était leur terrain, par choix, leur semence et leurs désirs.

 

Ce qui veut dire mon cher ami : c’est qu’une bonne idée n’est pas toujours née au bon moment et qu’on n’a pas toujours les collaborateurs pour la développer. Parfois on ne sait pas l’adapter aux temps, à l’environnement et au besoin du présent. On n’a pas su se faire confiance, écouter son intuition, on a eu peur, on a paniqué, on a appréhendé et enfin tout a avorté. 

 

 Dans ces moments, on s’accuse et souvent on accuse. 

Il faudra me donner plus d’informations sur ce qui t’arrive, ne te gêne pas. Tu sais que tu peux compter sur moi; mais surtout ne pas compter en dollars, tu le sais bien.

 

Bon, je te laisse, car parler d’affaires dans le sens de réussite ce n’est pas évident, car je ne suis pas un modèle de réussite financière. Je te reviendrai, mais il faudra m’en dire un peu plus.

Au plaisir de te relire.

 

Charles Conrad

Bonsoir Lucas.

Bonsoir mon empereur, décideur et contrôlant !

 

Je sens dans ta dernière lettre que maintenant c’est toi qui es contrôlé, non par ta raison ni tes véritables émotions, mais bien par tes pulsions. 

 

Tu  le veux  pour reconduire un grand moment d’intensité ?

 

Tu aimerais partager, développer  une complicité relationnelle, gratifiante pour toi et je le sais aussi pour lui. 

 

Le monde gai est différent, mais aussi sous plusieurs aspects semblables au monde hétéro. L’homme reste un homme et quand deux hommes ou deux femmes s’unissent, ne serait-ce qu’un instant,  ils et elles resteront toujours, au départ, un homme ou une femme.

 

Le monde gai a ceci de particulier qu’il est ouvert au plaisir, à la création, à la délinquance et à l’exécutoire.   Le monde gai couvre une jungle encore pire que celle des hétéros. Dans le monde gai, tous cherchent l’amour, le respect et la communication expressive.  Il ne te faut jamais oublier qu’un homme, c’est un chasseur et une femme, une protectrice.

 

Ce que j’aimerais te dire, c’est que les hommes, en couple homme-femme ou en couple homme-homme seront toujours des solitudes, car voilées par certaines peurs, appréhensions  et désirs inavoués. 

 

Les hommes ont ce don naturel de séduire, charmer et envoûter, mais après qu’ils ont séduit, charmé et envoûté, ils ne savent plus quoi faire quand la proie est prise afin de satisfaire ce désir de conquête.

 

J’ai souvent eu l’occasion de crier : « Oui je veux ! J’aimerais ! »

 

Les relations homme femme, homme-homme et femme-femme ne sont pas si différentes car tout repose sur le respect de ce qu’on est, aime et désire.

 

 

Bonne fin de soirée mon ami ! On s’en reparle en m’écrivant.

 

Charles Conrad

 

P.S. Entrez dans le monde gai c’est découvrir une autre culture, soit être un émigrant dans un nouvel environnement, mais avec les mêmes recherches du bonheur. Il faut apprendre à s’adapter sans renoncer à soi.

Salut Stéphane.

 

Salut Stéphane.

 

 

 

Comment vas-tu? Pas plus triste comme d’habitude? Déçu un peu comme toujours? Je te comprends. Si tu savais ce dont je ne t’ai pas dit.

 

 

 

Tu me disais que tu vivais un questionnement amoureux. Que se passe-t-il? Raconte-moi, sois en confiance, aide-moi à m’aider.  En te racontant, je sais que je n’aurais plus grand-chose à me dire, car tu m’auras tout dit.

 

 

 

Ma vie est souvent, dans ce qui se passe dans ma tête soit pendant que je pense à ce que j’aimerais faire en cherchant à oublier ce que j’ai déjà fait et en espérant ce que j’aimerais faire autrement. Ce n’est pas évident, je te comprends.

 

 

 

 Les amours nous font parfois perdre la tête. Une chance et c’est bon, car on ne vivrait jamais de nouveau cette extase sublime du bien-être, et surtout sans tête.  N’oublie jamais Stéphane que par tes présents vécus en passion, en frisson et sans tête on colle des images qu’on se doit de mettre dans son album afin plus tard, les regarder en se disant merci ce fut un bon, un beau et un merveilleux moment.

 

 

 

Nos oreillers, lorsqu’on devient seul, deviennent alors souvent plus gros, et enveloppants.

 

 

 

Que te dire? Je vais tenter la poésie et je sais que tu aimes, car c’est un dire autre que celui que tu entends.

 

 

 

Pourquoi un firmament amoureux s’en ennuage-t-il en faisant ainsi disparaître la luminosité de deux étoiles qui cherchait à se rencontrer et aussi se raconter.

 

 

 

Tu semblais tellement en complicité, j’ai vu tes frissons, en passion et tout en désire. J’ai senti par jalousie ton bien-être.

 

 

 

Parfois, il m’arrive avec mes  persiennes de la peur, d’être invité à cacher un soleil et une lumière qui me ferait voir tellement clair, mais j’ai appris que parfois elles m’enferment afin de ne plus voir ce qui était et ainsi me protéger de tout. Il m’arrive de vouloir fermer ces persiennes à tout jamais afin de me barricader des ouragans, des cyclones et des tempêtes qui font souvent tant de ravage après une rupture non harmonieuse. La peur m’attend à chacun des  dires, des non-dires et des gestes de l’autre.  J’ai peur de ma météo.

 

 

 

Je ne connais pas tous les mots justes afin de me dire, car je suis parfois naïf et surtout trop empathique, je suis encore croyant en la vie et en la bonté du monde. Je sais juste une chose, c’est que le soleil revient toujours. Même si le mal est ancré dans 25 % des gens et dans leur noirceur qu’ils veulent nous infliger. Il faut résister.

 

 

 

Je ne rêve personnellement que de sommets à conquérir, que d’impossibles à vivre et de défis à relever afin de pouvoir conjuguer, au passé, au présent et au futur, que ce soit dans les temps, passés, antérieurs ou futurs, car je ne veux pas devenir un passe-temps pour des verbes comme : espérer, croire, vivre et enfin être. Je ne veux surtout pas être un locataire d’une heure pour le temps de plaisir d’un voyageur. Je veux être et juste donner aux autres du temps vrai et non juste être un passe-temps pour eux.

 

 

 

Je me rappelle qu’il a fallu à Émile Nelligan d’être enfermé comme fou pour être reconnu. Il faut que je me reconnaisse dans ce que je suis;  afin de vivre et surtout me respecter.

 

 

 

 Soit être un fou de moi ! De toute façon, on nous considérera toujours comme  délinquant et marginal, car on va agir constamment comme tel. On sera toujours unique.

 

 

 

Faut jamais oublier qu’on est unique et que je suis toujours cette personne qu’on remarque et qu’on se rappelle et se rappellera toujours. Je pense qu’il est préférable de chercher à me rendre inoubliable et jamais indispensable.

 

 

 

Ne te décourage pas Stéphane, la douleur, la tristesse incommensurable que tu vis seraient outrancières si tu ne savais pas comment y faire face.

 

 

 

 Raconte-moi ce qui s’est passé? Car c’est à deux qu’on se doit de se dire pour savoir comment se comporter, car après il arrive qu’on ne sache plus comment toucher.

 

 

 

Un dernier petit mot mon ami;  la musique, les rêves, l’imagination et les amis, voilà des façons de s’évader, de s’actualiser et de tenter de re-vivre.

 

 

 

Il m’arrive parfois que je devienne récurrent, sourd et parfois muet.

 

 

 

J’ai vraiment hâte de te relire, car je t’aime beaucoup, tu le sais. Je ne consacrerais pas ces minutes si je ne tenais pas à toi. Excuse-moi si je te bouscule parfois.

 

 

 

Charles Conrad

 

 

 

 

Bonsoir Charles.

Bonsoir Charles mon cher ami, mon frère intérieur.

 

Je viens de comprendre et surtout de réaliser ce que tu vis et ce qui me fait peur.                 

Merci de m’avoir explicité, car en me racontant tu as su dégager une parcelle de tes prises de conscience et surtout merci de me prendre en otage de cette complicité commune et unique. Je n’ai plus le choix, je veux en savoir plus et en savoir encore plus, surtout pour m’aider et non me servir de ce que tu me diras pour te faire du mal, car tu le sais qu’il arrive parfois qu’on se serve de ce qu’on a appris pour se protéger en cherchant à attaquer pour se défendre; certains appellent ça de la légitime défense, moi j’appelle ça une attaque au cœur involontaire.

 

Je suis prêt à aller plus loin avec moi, je me sens comme ce que les psys disent en complexe d’Oslo, j’aimerais tellement conspirer avec moi-même afin d’être heureux et en bien être avec mes rêves, et les désirs des autres. Faire exploser  mes aspirations en profondeur jumelées en hauteur pour partager un présent en me racontant et en osant combattre la loi du silence.

 

C’est ce que j’aimerais être pour toi, un simple rappel de ce qu’un ami cher m’a inculpé, juste un rappel de ce qu’est le respect. Le respect d’être ce qu’on est.

 

Merci mon Charles j’ai hâte de te lire à nouveau. On va s’aider ensemble, on va conspirer vers un meilleur. Passe une bonne nuit, oubli moi pour quelques instant.

 

Ton ami

 

Charles Conrad

Re-bonsoir Charles.

Comment vas-tu Charles,

 Bon ça y ait tu es dans ton down.

 

Il ne faut jamais douter, surtout quand on se sent parfois seul; douter c’est ne plus vouloir faire confiance, c’est avoir peur de croire

.

Tu sais Charles quand on a le cœur déserté, on cherche souvent à prendre beaucoup de place. C’est ce que je fais, car la peur de l’absence me conduit souvent à ne plus écouter en préférant m’enfermer dans mes musiques et surtout en silence dans ma solitude et mes croyances.

 

Il m’arrive alors que ces silences m’enveloppent tout en me réconfortant afin de ne plus entendre la musique des autres. Il m’est ainsi difficile de ressentir le possible réconfort d’entendre les autres jouir de leur propre harmonie.

 

Mon cœur est vide au moment où je t’écris. Alors, j’ai beaucoup de place pour te lire et t’entendre et surtout t’écouter.

 

Je me rappelle avoir écrit un jour ceci;

 

Parler en parallèle, c’est réfléchir en solitude. Ça fait pleurer l’autre puis ça fait sécher ses larmes. On devient alors prisonnier de ses propres larmes en édifiant autour de soi des murs avec le temps et surtout en fermant les auvents afin de ne plus faire entrer des lumières qu’on ne soupçonnait pas et pouvoir sentir ce vent de fraîcheur. On aime alors en poésie la noirceur, la solitude, et surtout la douleur on se sent coupable et donc on se sent en droit d’être puni. Si les autres ne le font pas alors le suicide est parfois proche. C’est simple, je ne leur ai pas dit vrai et j’ai juste voulu me punir en m’isolant.

 

C’est ce que je suis devenu Charles, soit  une toile d’araignée enveloppante et charmante.

 

Pourquoi, Charles  les hommes ont-ils tant de difficultés à verser leurs propres larmes? Ils pleurent, dé-pleurent et in-pleurent leurs souffrances, mais surtout leurs solitudes. C’est si beau, tellement touchant et surtout tellement vrai et authentique de voir dans les yeux d’un homme, de la tendresse exprimée en humidité. Quand il le fait et en l’observant, on se sent démunie, on a alors juste le goût, le désir et surtout le vouloir d’être en rapprochement avec lui, de le serrer et surtout le réconforter et vouloir le cajoler.

 

Si tu savais Charles comme j’attends de savourer ce moment.

On dit souvent que les enfants (garçons et filles) sont l’affaire des femmes dans leur désir de les éduquer. Puis après les femmes font bien souvent l’affaire des hommes dans leur consentement et leur abandon.

 

 Quel monde à l'envers! Tu vois Charles ce n’est pas facile d’être et surtout d’être un homme. On ne sait plus à quel saint homme se vouer.

 

J’aimerais te rappeler Charles ; qu’on a besoin parfois d'un volcan pour allumer une allumette. Car nos feux intérieurs sont souvent éteints par les obligations. Si je veux un jour être allumé; faudra pas que j’oublie que  la passion sera toujours en moi et non dans celles ou celui que j’aime. On est juste un briquet, une allumette, un flambeau de son propre volcan. Une source de feu qui peut jaillir à tout instant, on a qu’à libérer cette énergie, en étant soi-même une personne de passion, de frisson et de sensibilité on risque alors une éruption sur les autres en raison de ses senties, ses émotions et ses désirs.

 

En te parlant de feu Charles, j’aimerais aussi te parler d’air, car l’un et l’autre vont de pair.

J’ai connu dans la vie des anges d’indifférences, ils font et ne disent rien, car en peur avec ce qui m’arrive, ils ne dérangent pas trop et ne font pas beaucoup d’air, ils ne savent pas quoi me dire, alors ils parlent de leurs souffrances et de leurs besoins.

Il y a aussi des anges démoniaques, ils me disent ce que je dois et devrais faire, ils veulent m’entraîner dans le seul plaisir de la dépendance et du libertinage. Ils prennent alors en consentement mon air pour respirer, afin de pouvoir vampiriser les autres comme un être sans croyance, en absence d’énergies, de vouloir et de savoir.

Enfin, il y a les anges qui sont à côté de moi et ne disent rien ou pas toujours ce que j’aimerais entendre, je les sens par contre avec moi. Ils me donnent un soi-disant ‘air d’envolé ‘. Je te raconterai Charles un jour ce que j’ai appris d’un ange accompagnateur.

 

N’oublie jamais Charles, que ce ne n’est que ce dernier type d’anges qui te touchera  du bout des doigts et te caressant l'âme à distance en te permettant ainsi d’espérer renaître à chaque instant afin de pouvoir garder ton être, soit ce que tu es véritablement.

 

Lorsqu'un ange te sourit, n’oublie jamais qu’il t'en lange de bonheur. Un ange, c'est une étoile qui file autour de toi une toile de douceur qui réchauffe ton cœur.

Baiser un ange, c'est embraser avec un seul  S, une parcelle d'éternité.  Ils et elles te disent : je t’embrase d’un feu authentique et alors je me sens allumer de désire.

Un ange, c'est toi Charles lorsque tu touches du bout de tes doigts ce que tu aimes, apprécies et te fait du bien, lorsque tu fais renaître à chaque instant un soleil avec un simple sourire et enfin lorsque tu prends le corps de l’autre pour réchauffer ton cœur.

 

Pour terminer j’aimerais te rappeler Charles qu’il faut à chaque instant croire qu'on débute et non qu'on recommence ou que l'on continue.

 

Un volcan de passion donne des frissons de 6 sur l’échelle de Richter, c’est une fonction logarithmique reconnue en mathématique et en sismologie, car constante.

 

Tu as et je sais une vie sois une vie non constante. Je sais, mais c’est parce que tu es né dans une zone dangereuse, d’éruptions constantes et de bouleversement toujours éminent.

 

Ce que tu vis, Charles en ce moment, ce ne sera qu’un présent à placer dans l’album de ta vie. Dans quelque temps, tu vas me raconter la suite et les pages de ton album  vont continuer à se remplir de belles photos en souvenir du présent que tu auras su capter comme avec un instantané.

 

Au plaisir mon ami.

Bonsoir Jérôme.

Bonsoir mon ami !

 

Il y a longtemps qu’on n’est pas parti à la pêche ou à la chasse de ces grands gibiers qui nous fait tant rêver de trophées à collectionner. Des vacances libératrices comme tu le dis si bien, et en vérité, pour toi.

Mais tu le sais, je suis nul dans le choix des hameçons afin d’attraper un rêve.  Pourtant, j’ai plusieurs lignes que je mets à l’eau afin de trouver…

Je n’arrive pas toujours à pouvoir te lire, à comprendre ce que tu me dis dans l’expression de tes désirs réels.  Ça doit être pareil quand tu me lis. Je ne sais pas comment t’inviter à m’exprimer tes déceptions, tes questionnements et tes rêves.  Je comprends dans ce que tu m’as écrit que tu n’es plus en passion et surtout en frisson et en pulsion et que tu espérais vivre au présent de ce que tu aimerais au futur afin de réaliser un passé difficile à oublier. 

Tu sais mon ami qu’il ne faut surtout jamais résister.  Si tu résistes, tu risques un court-circuit. Il arrive alors qu’on ne peut rétablir le courant entre hier et demain.  Parfois, j’ai réalisé qu’il ne suffit que d’un petit nettoyage dans les fils conducteurs de notre transmission d’énergie.

Ce n’est pas évident, je te comprends. On ne sait pas toujours où le court-circuit a été engendré puis développé pour enfin l’endurer.

Je te sens en perte du courant qui t’amènerait vers ces pêches miraculeuses en osant encore croire : « Est-ce encore possible? »

Les croyances ne sont pas dans ceux qui nous l’imposent, car en peur avec eux-mêmes. Les croyances ne sont pas dans ce qu’ils ont fait, car par la suite, on cherche à les imposer.  Les croyances ne résident que dans le respect de ce que l’on est.

Identifie sur trois pages la personne dont tu aimerais vivre un instant une seconde, un mois, une minute, en heures, en jours, en semaines en mois en année et enfin en décennies.  Ce que tu aimerais vivre en bien-être intense.

 

Fait trois pages, écris toujours positivement, car si tu écris en négation tu recevras, en négation et auras ce que tu inspires. .

Tu sais en t’écrivant j’ai froid. Et tu devrais me répondre plus tard, mais quand tu sentiras cette chaleur retourne moi tes pages.

 

 Page 1

Le corps, le body, l’apparence visuelle.

Tu aimerais quoi physiquement de la personne que tu aimerais toucher, caresser et sentir jours et nuits? Indique positivement sur cette page ce que tu aimerais de son corps, qui réveillerait en toi des désirs, qui te permettrait d’éviter les routines, qui t’exciterait et te ferait bander.

Page 2

Le cœur, l’affectif, les valeurs.

Tu aimerais quoi dans les émotions, les expressions et les gestes non verbaux de la personne que tu aimerais. Indique positivement sur cette page ce que tu aimerais qu’elle t’exprime afin de sentir que tu es important, désirable, unique et inoubliable?

Page 3

La tête, le rationnel, les savoirs et la culture

Tu aimerais quoi dans les échanges verbaux de la personne que tu aimerais. Indique positivement sur cette page ce que tu aimerais qu’elle te parle, te dise et te raconte afin de sentir que tu es son ami, une personne de confiance à qui elle peut tout te dire?

 

Sois toujours positif, car en écrivant en négation tu vas attirer ce que tu n’aimes pas et ainsi exprimer un jugement négatif qui t’habite. Il ressortira un jour ou l’autre. Sois honnête, franc et vrai avec toi.

 

Je te donne un gros devoir je sais, car on est plus éduqué à exprimer ce qu’on n’aime pas ou moins que dire ce qu’on apprécie le plus. Tu vas y arriver, et n’oublies pas qu’il y a un recto pour chacune de tes pages.

 

Quand tu auras terminé, ne cherche pas une personne qui va correspondre à tout ce que tu as écrit, c’est impossible.  Ne cherche pas à faire une moyenne entre tes pages, du genre; cette personne ne correspond qu’à 80% des critères physiques, 60% pour les critères affectifs et enfin 40 % de tes critères de têtes. C’est vrai que ça donnera la note de passage, soit 60%?

 

 Mais tu sais et ne l’oublie jamais que tu ne veux plus être juste un corridor, une passe, un aller simple. Recherche une personne qui aura 50 % et plus de tes critères de chacune de tes pages.  Tu seras alors comblé. Crois-moi.

Si en cour de route la personne avec qui tu as décidé de cheminer et de faire un bout de chemin, venait qu’à ne plus correspondre à 50 % d’une de tes pages alors exprime, dit ne fais pas de l’embonpoint en te retenant.

Par contre, tu sais que toute personne ne peut qu’évoluer, alors change tes critères régulièrement afin de les ajuster à tes vécus, tes humeurs et tes désirs du présent. Ne reste jamais prisonnier de ton passé, c’est lui qui te fait grandir et te permet d’ouvrir et d’être ce que tu es et non ne fut ou ne sera, car ne sachant pas ce que l’avenir te réserve.

 

Ouf je suis certain que cet exercice te fera du bien. En auras-tu le courage? La détermination? La croyance? Le désir? Moi je crois en toi et ne l’oublie jamais.

Tu es, fus et sera toujours un être unique, n’en doute jamais.

Je t’embrasse avec tendresse et complicité.

Ton ami

 

Charles Conrad

Bonsoir mon inconnu.

 

Bonsoir mon ami!

 

Je sais que tu n’existes pas, mais j’aurais tellement aimé te parler, te causer et dialoguer en duo comme un pléonasme afin de me répéter ce qu’on aimerait se redire. Une chance que tu es imaginaire, car je peux t’écrire et te réécrire quand et comme je le veux.

 

J’ai un rêve et j’aimerais le partager avec toi.

Le matin, mon copain me réveille par un baiser et une caresse. Parfois, c’est moi qui le réveil en me collant sur son corps chaud de vécu. Souvent, c’est le réveil matin. Il arrive parfois qu’on ne veuille pas se lever. On sait par contre qu’un jour on ne se réveillera plus.

Au réveil, mon copain prend une douche, puis après son départ je prends la mienne. Il arrive parfois qu’on prenne une douche ensemble. Trop souvent, on prend sa douche seul afin de se laver et se purifier de certains passés qui nous hantent. Les matins seront toujours des réveils.

 

Un peu plus tard, je prépare le petit déjeuner; parfois, c’est toi en me servant mon jus et en préparant le café avant ton départ. Parfois, on le prépare ensemble en se taquinant. Il arrive à l’occasion qu’on le prépare en silence. Parfois, on pleure sans larme par nos non-dits afin de ne pas se faire trop de peine. Nos passés sont souvent trop omniprésents. Alors on se taquine.

 

Tu pars travaillé et moi je reste pour aussi travailler. Il arrive parfois que je prenne congé et parfois c’est toi, à l’occasion on prend congé ensemble.

Il m’arrive parfois à l’occasion de prendre une pause pour s’embraser et s’embrasser. Souvent, c’est toi qui le fais et en ces moments tu t’envoles sur mon corps afin de le faire vibrer par tes musiques intérieures. Il m’arrive parfois de t’arrêter et toi de ne pas vouloir poursuivre. À l’occasion on s’arrête en même temps et se dit merci et merci d’être là.

 

Je prépare mon diner et toi le tien, on le mange par faim et non pas toujours par dégustation. Tu regardes la TV et moi mes journaux. Il arrive à l’occasion qu’en mangeant on cause ou qu’on garde le silence.

En après-midi, tu repars travailler et moi je fais la sieste. À l’occasion, c’est l’inverse. À certaines fois, on prend la sieste ensemble.

 

Puis vient le souper, parfois tu le prépares, souvent c’est moi par plaisir. Il arrive à l’occasion de le préparer ensemble. Il arrive en de rares occasions d’aller au restaurant ou de faire venir du resto. On le fait,, car l’un des deux en sent le besoin et tu le devines.

Après le repas il arrive que tu regardes la TÉLÉVISION et moi d’écouter de la MUSIQUE. Parfois, c’est l’inverse. Il arrive à l’occasion d’écouter de la musique et de voir un film ensemble.

 

Quelques fois, tu reçois un ami et moi à l’occasion en recevoir un. Il arrive qu’on reçoive des amis.

 

Enfin, je me couche, parfois tout seul et tu viens me rejoindre. Parfois, c’est l’inverse. À l’occasion, on se couche ensemble.

Parfois, on fait l’amour, parfois on baise ou simplement on se caresse.  Trop souvent, on attend l’invitation de l’autre.

Enfin, on s’endort, parfois tu ne dors pas et parfois c’est moi. Il arrive à l’occasion qu’on ne s’endorme pas ensemble, car nous ne sommes pas sur la même longueur du temps présent.

 

Il arrive trop souvent de rêver à une vie parfaite. C’est quoi la perfection si non de se respecter dans ce que l’on est, ce que l’en sent et ressent au présent. Un ensemble de présents faits d’un passé qu’il faut conjuguer au futur afin que ces présents passés perdurent.

 

Est-ce un rêve, mon ami?

 

Charles Conrad