La sécurité.

La sécurité et la nécessité

de faire confiance.

Les besoins indispensables de la recherche de la sécurité et de la confiance, car les deux sont des jumeaux inséparables, seront toujours chez les êtres humains un besoin, une recherche une obligation, car une nécessité pour leur vie et leur survie.

Depuis l’âge des dites cavernes, les humains par évolution ont eu toujours besoin de s’entourer, à deux, à trois, à quatre, en dizaine, en centaine, et en millier pour se sécuriser et sécuriser leurs proches.

Pourquoi?

 

La peur de souffrir seul? La peur de ne pas être capable de se défendre seul? La peur de mourir seul? La peur de ne pas se savoir capable d’aider ceux qui ont peur d’être seuls? La peur de se nourrir, de se vêtir et de se réconforter tout seul? La peur d’affronter ses peurs tout seul?

Dans l’histoire de l’humanité cette peur fut toujours omniprésente et le sera pour la durée d’existence de l’humanité. La peur, car elle est multiple, sera toujours présente en nous. La peur se multiplie en fonction de nos besoins vitaux.

 

Pourquoi après quelques millénaires

cette peur est toujours incomprise et omniprésente?

 

L’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et l’âge en fin de vie sont imprégnés et envahis par des peurs. C’est une des raisons de l’importance des religions afin de sécuriser et une opportunité pour les chercheurs de domination afin de sécuriser les autres pour profiter de cette source financière infinie de monnaies pour se sécuriser eux même.

 Il ne faut jamais oublier que les dominants ont aussi des peurs. Ces peurs sont les mêmes que ceux qui sont exploités.

Je rédige cette réflexion, car en ce 21é siècle on a oublié les peurs des autres qui sont les même que celles que nous vivons.

Le thème que j’aborde est énorme, car omniprésent dans tous les domaines et les sphères de nos vies.

Je constate que dans les hôpitaux, on oublie la nécessité de sécuriser les patients dans leurs peurs et leurs craintes. La mode de gestion actuel est incompréhensible et incompatible avec les besoins fondamentaux de l’être humain. Soit sécuriser le patient et créer un environnement de confiance. Il me semble que la meilleure façon de sécuriser une personne ayant des peurs c’est de lui offrir une continuité dans les soins par la présence régulière de quelques personnes afin de créer une complicité en incubation d’une confiance qui sécurise.

Il m’apparait que dans les hôpitaux, les résidences pour les personnes âgées et dans plusieurs milieux qui grandissent en volume et en quantité de membres perdent de vue ce besoin de sécurité des membres d’une communauté d’être humain en constante recherche de sécurité et de confiance. Se sentir valorisé, se sentir reconnu, se sentir accepter, se sentir considérer, sentir de la compréhension, sentir de l’empathie et de la compassion.  Je sens, depuis quelques décennies, que la gestion et l’efficacité monétaire  sont plus importantes que la sécurité et la création d’un climat de confiance. C’est probablement un résidu de la révolution industriel qui graduellement a remplacé l’être humain par des machines et maintenant des robots. Les machines et les robots n’ont pas besoin de sécurités, sauf satisfaire leurs besoins vitaux en énergie et en technologies.

Les patients, les résidents dans les centres pour personnes âgées les clients des CPE, les personnes qui tentent de s’occuper de toutes ces personnes afin d’offrir les meilleurs services sont des êtres humains qui ont peur et on constamment besoin de sécurité et de confiance par leurs supérieurs. Ils non plus confiance en eux, car on ne leur fait plus confiance. On dicte, on règlement on élabore des codes et des règles.

Je sais depuis longtemps que lorsqu’une personne réglemente, impose et dicte des comportements c’est qu’elle exprime un manque flagrant de confiance en elle-même et pour se sécuriser, car en non-confiance impose aux autres les règles de ses super-viseur pour se sécuriser.

Les patients des hôpitaux, ils portent bien cette étiquette, soit être patient, les personnes en résidence fermée soit en incapacité de prendre soin d’eux-mêmes d’exprimer et surtout de revendiquer, les enfants, car incapable de tout contrôlé, car en dépendance, ont ce besoin incommensurable de sécurité et d’être entouré de personnes à qui faire confiance.

  La grande question est alors la suivante, comment faire confiance à des gens qui n’ont pas ou plus confiance en eux et en leurs compétences d’être humain?

 Le besoin d’être sécurisés n’est pas  par la quantité des intervenants, mais bien par la constance et la régularité de la présence de savoir qu’ils peuvent compter et se raconter avec une personne en régularité constante.

Il n’y a plus beaucoup d’infirmières, d’infirmiers, de préposés attitrés en régularités à un patient ou à un résident, il n’y a plus ,trop souvent, pour les enfants de papa, de maman, de grands-parents, de gardiens et de gardiennes en régularité afin de sécuriser les enfants.

 Il n’y a plus beaucoup d’amis pour se confier et se sentir en confiance.

 On est à une époque où l’on a beaucoup de connaissances et d’employés.

Ne sommes-nous pas devenus des robots informatiques accomplissant des tâches programmées?

 Beaucoup de patients, de résidents, d’enfants, de parents, d’employés, de professionnels sont incapables de demander de l’aide trop souvent par manque de confiance. Ils cherchent des complices en sécurité.

Trop souvent ils sont entourés de témoins.

Les témoins sont parfois des préposés, des infirmiers, des tuteurs, des parents, des employeurs, des professionnels et des connaissances afin de rédiger des rapports, constater les problèmes et les peurs des autres. Ils ne seront jamais des complices, car loin et à l’extérieur des peurs de ceux qu’ils pourraient aider, soit permettre aux personnes en perte de confiance, à pouvoir grandir, à vaincre leurs peurs, leurs angoisses et leurs anxiétés propres au genre humain.

Je ne veux pas accuser qui que ce soit, je constate que notre époque est en récolte de l’histoire de l’humanité qui a probablement perdu le sens des peurs des patients, des parents, des préposés, des infirmiers, des professionnels, des patrons des conjoints, des connaissances et de leurs besoins fondamentaux d’être sécurisé et en confiance par un contact humain et non en contact mécanique par les obligations du système en recherche d’efficacité économique ou administrative.

Les peurs seront toujours omniprésentes, car nous sommes des êtres humains. Ce qui nous distingue des animaux qui connaissent aussi la peur et le manque de confiance, c’est que nous sommes capables de l’exprimer par des mots. Il faut exprimer nos peurs et nos pertes de confiance, mais nous devons aussi être capables de recevoir ces peurs exprimées en étant complices et non justes des témoins.

Quand vous avez peur ou en manque de confiance, vous avez besoin de quoi ou de qui?

Je vous aime tout simplement parce que je m’aime et fière de moi.

À la prochaine.

charlesconrad.net