Fou de soi et fou de toi.

Je ne rêve personnellement que de sommets à conquérir, d’impossible à vivre et de défis à relever afin de pouvoir conjuguer, au passé, au présent et au futur, que ce soit dans les futurs antérieurs, les subjonctifs, les conditionnels, mais jamais dans un participe passé des verbes comme espérer, croire et vivre, car je ne veux pas devenir un passe-temps avec certain et une conjugaison avec d’autre. Je veux juste être moi en union sans trait d’union.

 

Je me rappelle qu’il a fallu à Émile Nelligan d’être enfermé comme fou pour être reconnu. Il ne faut jamais que j’oublie dans ce que je vis, ce que je suis,  et serai toujours, afin surtout et surtout me respecter dans ce que je vis et vivrai.  Il faut que je demeure un fou de moi pour devenir fou de toi ! C’est contagieux car tu deviendras fou de toi et fou de moi.

 

On me considérera toujours comme un délinquant ou un marginal, car j’agirai constamment comme tel si je me centre sur moi. Je suis unique et serai toujours différent. Il ne faut jamais que je renonce  à ce que je suis ; soit cette personne qu’on remarque et qu’on se rappelle et se rappellera toujours.

Je pense qu’il est préférable de chercher à se rendre inoubliable et jamais indispensable.

 

C’est quoi espérer ? Espérer c’est désirer, rêver et vouloir. Parfois cet espoir nous détruit, nous refoule et nous conduit vers l’ultime point de non-retour. Il faut comme l’a dit mon ami, du respect, beaucoup de respect et surtout se respecter dans ses désirs, ses rêves et les recevoir. Juste dire MERCI quand on reçoit. Maudit que c’est difficile. Maudit que je manque de respect en n’osant pas dire merci quand tu es gentil, que tu me fais plaisir et que surtout quand je sens que tu me comprends.

 

Je sais que c’est difficile de dire merci, d’être joyeux et d’exprimer le plaisir en nous souvent entremêlé de tristesse. Plaisir et tristesse, sont souvent noirs et blanc et seront toujours noir et rouge et parfois dans le sang. Il faut se respecter dans le désir de vivre et non de détruire en colère de ce qu’on aimerait effacer de notre passé.

 

La douleur en moi sera toujours plus forte et grande pour ceux qui ne savent pas la recevoir en complicité et en écoute de ce que je vis et surtout ressens.

J’aimerais, être une folie passagère, être un présent compréhensif, être enfin un volcan de désire afin de me permette de renaitre à chaque instant avec les semences en moi et non chercher à détruire les semences émergentes des autres.

 

J’écoute en ce moment Nelligan, on me dit de faire ceci ou cela, on me dit de ne pas faire ceci ou cela, un seul m’a dit : écoute ton cœur.

 

Je suis fou, fou de moi, fou de toi.

 

Comme le problème est au cœur de mon cœur, alors je dois oser, risquer et espérer encore. Quand j’écoute mon cœur, il exprime des battements d’émotion. Si je sais faire vibrer la corde sensible afin de lui faire entendre la sonorité de mes musiques intérieures, je risque de le toucher au cœur.

Il faut que je me laisse bercer en écoutant les musiques de mes souvenirs heureux.

 

Il faut parfois que je pleure et raconte mes peurs afin de libérer en moi des musiques orchestrées entre ce que mon cœur ressent, et ma tête qui raisonne en tambour. La musique me permet d’évoquer, de conjuguer des verbes d’hier en doute du présent,  en peur du futur et en pleur du passé.

 

Mon passé influencera toujours mon discours, mes dires, mes touchers, mes rêves et ma vie. Comme Nelligan, je suis un fou, un fou de toi, un fou de moi et surtout un fou du vrai et d’un présent authentique.

 

Je suis complexe c’est vrai, et tous cherchent des gens non compliquer. Pourtant chacun est unique et différent donc complexe à comprendre.

 

L’attachement c’est parfois une torture, une prison, mais aussi un besoin d’être bien et heureux.

 

Je me rappelle nos jouissances de plaisir en harmonie faisant envier tous ceux qui tournaient autour de nous en espoir. Ils étaient étourdis d’envie dans leur dé-S-espoir.

Charles Conrad

Bien cordialement,

Conrad Huard